•  

    Glissement de tes reins!

    Bouillonnant d’ardeur

    Me voici à la hauteur

    D’accéder à la jouissance extrême

    Celle que je mérite et que j’aime !

     

    Malgré les contractions musculaires rythmiques

    Je veux cette montée orgasmique !

    Au côté de ma partenaire de glisse

    Nous respirons à pleins poumons ces délices.

     

    Délectation face aux vibrations

    Satisfaction devant ces mouvements d’oscillation

    Autour d’une position d’équilibre stable

    Nous apportant l’indispensable !

     

    Interlude libre

    Loin d’être forcée

    Ainsi, je me délivre

    De ce mal qu’est le stress journalier !

     

    J’atteins les sommets

    Après un temps de pause

    Je réitère lentement d’abord cette descente escarpée

    Je n’ai pas encore eu ma dose !

     

    J’aime ce mouvement continu

    Sur la surface lisse de sa crête

    Totalement vierge est ce beau talus

    Qui me donne chaud à la tête !

     

    Je me sens de plus en plus à l’aise,

    Je prends confiance,

    Je me lance !

    Suis balaise.

     

    J’accélère l’allure

    Je prends de la vitesse

    Je me sens pousser des ailes, plus de stress !

    Mon corps bat la mesure.

     

    Je l’ai bien louvoyée !

    J’ai atteint mon but en la biaisant,

    En l’affrontant…

    Cette montagne enneigée !

     

    Et oui,

    Je parlais du ski

    A quoi pensiez-vous ?

    Bande de petits filous !

     

    Bonne glisse !

    Fausse piste

    Pleine de malices

    Dans ces prémices !

     

    Plumelégère67

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    Nature Coquine

     

    Douce lumière du soleil,

    Ombre et lumière réveille,

    Ces deux monts merveille,

    Le souffle du vent chaud laisse entrevoir,

    Les chemins interdits en un flou aléatoire,

    La tête me tourne à ce point de l’histoire,

    Les éclairs illuminent faisant paraître un paysage de rêve,

    Au loin l’orage gronde la température monte il n'y aura pas de trêve,

    Tout tremble maintenant autour du volcan embrasé projetant ses lueurs d’or,

    La pluie ne peut altérer en cet unique instant la source chaude inondant ton corps,

    Ô Nature Coquine

     

    Chaleur et rosée matinale,

    Elle entrouvre ses pétales,

    En donnant sans retenue,

    Son cœur d’ingénue,

    Le charme divin,

    De ce parfum,

    Epicé,

     

    Quand la foudre l’a touchée,

    Sa douce corolle épanouit,

    Se gorge de la pluie,

    Vacille en sa cime,

    Ô Nature Coquine !

     

    Une brise la saisie,

    Quand le voile de la nuit,

    Borde ses rêves assouvis,

    La voûte céleste resplendi,

    De ses formes arrondies,

    De sa beauté épanouie,

    Livrant son corps ici,

    Sans interdit,

    Non-dit

    D

    e

     

    C

    e

    t

    t

    e

     

    P

    o

    é

    s

    i

    e

    Tu ne te faneras pas aujourd'hui

    Ô Nature Coquine !

     

     

    © 9, 27, 30 juin 2007

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  •  

    A Laure!

     

    A Laure

     

    Si tu ne m’aimais pas, dis-moi, fille insensée,

    Que balbutiais-tu dans ces fatales nuits ?

    Exerçais-tu ta langue à railler ta pensée ?

    Que voulaient donc ces pleurs, cette gorge oppressée,

    Ces sanglots et ces cris ?

     

    Ah ! si le plaisir seul t’arrachait ces tendresses,

    Si ce n’était que lui qu’en ce triste moment

    Sur mes lèvres en feu tu couvrais de caresses

    Comme un unique amant ;

     

    Si l’esprit et les sens, les baisers et les larmes,

    Se tiennent par la main de ta bouche à ton coeur,

    Et s’il te faut ainsi, pour y trouver des charmes,

    Sur l’autel du plaisir profaner le bonheur :

     

    Ah ! Laurette ! ah ! Laurette, idole de ma vie,

    Si le sombre démon de tes nuits d’insomnie

    Sans ce masque de feu ne saurait faire un pas,

    Pourquoi l’évoquais-tu, si tu ne m’aimais pas ?

     

     

    Alfred de Musset

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  •  

    La Vieille!

     

    Écoute le chant du vent qui annonce un message d’espoir.

    C’est comme une mésange qui se pose sur le sable chaud et qui regarde la mer.

     

    Une vieille dame vient à sa rencontre .

    Une vieille dame qui essaie de communiquer avec ce drôle d’oiseau si étrange.

     

    Et ils se baladent ensemble sur les chemins emplis de poésie où l’amitié règne.

    En ce pays, je m’approche doucement.

    Je suis cet enfant qui n’a pas eu de chance.

    Pas de bonheur ! Trop de malheur !

     

    Je vois cette vieille dame qui blottit ses enfants sous un châle noir.

    Et puis doucement elle m’appelle pour visiter son île étrange.

    Je me rappelle, elle avait des mains froides qui m’ont réchauffé le cœur.

    J’en garde un souvenir heureux.

     

    Tu vois la vieille, je ne t’oublie pas.

    Tu portais une balafre sur la joue gauche.

    Tu étais vieille malgré ton jeune âge mais tu possédais cette bonté dans ton cœur si grande.

    Ta peau était mate comme le sang des indiens.

    Tu vivais comme une sauvage un peu comme chez les hippies.

    Ta voix rocailleuse me bouleversait beaucoup.

    J’avais peur de cette voix et toi ça te faisait rire aux éclats.

    Parfois tu te cachais sous ce châle noir pour que je ne te vois pas.

     

    Je me souviens quand on mangeait ensemble,

    simplement tu mettais le poing sur la table et cela faisait voltiger le couvert.

    Je garderai toujours ce sourire malicieux au fond de moi.

    J’étais cet enfant étonné que tu voulais apprivoiser.

    J’étais séduite par ce charme.

    J’avais le droit de toucher le châle noir.

    Il était si beau, resplendissant face au soleil et si chaud que j’avais envie de le mettre.

    J’avais une chemise pour me vêtir et un pantalon troué.

     

    Parfois j’avais froid mais je sentais néanmoins l’amour gravir au fond de moi.

    Et c’était bien la première fois que j’avais ce sentiment.

     

    Elle m’avait conduit sur une grande route où les graines du bonheur y étaient semées.

    C’est là m’a-t-elle dit où j’ai trouvé ce châle noir.

    Et puis tout d’un coup , elle s’est mies à voler comme un faucon.

    Je ne la reconnaissais plus.

    Elle était si belle déguisée.

    Et puis, elle se posa sur mon épaule.

    Elle me jouait de drôles de tours.

    J’éprouvais une grande amitié envers elle.

     

    Ensemble, nous avons construit le feu de la différence.

    Nos regards silencieux brillaient dans le crépitement des flammes.

    L’Aigle noir passa près de nous et partit faire d’autres voyages.

     

     

     

    Nathalie Nechtschein

    Poeme tiré de son livre "Ma Différence"

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    Envoi d'amour!

     

    Envoi d’amour dans le jardin des Tuileries

     

    Accours, petit enfant dont j’adore la mère

    Qui pour te voir jouer sur ce banc vient s’asseoir,

    Pâle, avec les cheveux qu’on rêve à sa Chimère

    Et qu’on dirait blondis aux étoiles du soir.

    Viens là, petit enfant, donne ta lèvre rose,

    Donne tes grands yeux bleus et tes cheveux frisés ;

    Je leur ferai porter un fardeau de baisers,

    Afin que, retourné près d’Elle à la nuit close,

    Quand tes bras sur son cou viendront se refermer,

    Elle trouve à ta lèvre et sur ta chevelure

    Quelque chose d’ardent ainsi qu’une brûlure !

    Quelque chose de doux comme un besoin d’aimer !

    Alors elle dira, frissonnante et troublée

    Par cet appel d’amour dont son coeur se défend,

    Prenant tous mes baisers sur ta tête bouclée :

    “Qu’est-ce que je sens donc au front de mon enfant ?”

     

     

    Guy de Maupassant, Des vers

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    À Ninon

     

    Si je vous le disais pourtant, que je vous aime,

    Qui sait, brune aux yeux bleus, ce que vous en diriez ?

    L’amour, vous le savez, cause une peine extrême ;

    C’est un mal sans pitié que vous plaignez vous-même ;

    Peut-être cependant que vous m’en puniriez.

     

    Si je vous le disais, que six mois de silence

    Cachent de longs tourments et des voeux insensés :

    Ninon, vous êtes fine, et votre insouciance

    Se plaît, comme une fée, à deviner d’avance ;

    Vous me répondriez peut-être : Je le sais.

     

    Si je vous le disais, qu’une douce folie

    A fait de moi votre ombre, et m’attache à vos pas :

    Un petit air de doute et de mélancolie,

    Vous le savez, Ninon, vous rend bien plus jolie ;

    Peut-être diriez-vous que vous n’y croyez pas.

     

    Si je vous le disais, que j’emporte dans l’âme

    Jusques aux moindres mots de nos propos du soir :

    Un regard offensé, vous le savez, madame,

    Change deux yeux d’azur en deux éclairs de flamme ;

    Vous me défendriez peut-être de vous voir.

     

    Si je vous le disais, que chaque nuit je veille,

    Que chaque jour je pleure et je prie à genoux ;

    Ninon, quand vous riez, vous savez qu’une abeille

    Prendrait pour une fleur votre bouche vermeille ;

    Si je vous le disais, peut-être en ririez-vous.

     

    Mais vous ne saurez rien. - Je viens, sans rien en dire,

    M’asseoir sous votre lampe et causer avec vous ;

    Votre voix, je l’entends ; votre air, je le respire ;

    Et vous pouvez douter, deviner et sourire,

    Vos yeux ne verront pas de quoi m’être moins doux.

     

    Je récolte en secret des fleurs mystérieuses :

    Le soir, derrière vous, j’écoute au piano

    Chanter sur le clavier vos mains harmonieuses,

    Et, dans les tourbillons de nos valses joyeuses,

    Je vous sens, dans mes bras, plier comme un roseau.

     

    La nuit, quand de si loin le monde nous sépare,

    Quand je rentre chez moi pour tirer mes verrous,

    De mille souvenirs en jaloux je m’empare ;

    Et là, seul devant Dieu, plein d’une joie avare,

    J’ouvre, comme un trésor, mon cœur tout plein de vous.

     

    J’aime, et je sais répondre avec indifférence ;

    J’aime, et rien ne le dit ; j’aime, et seul je le sais ;

    Et mon secret m’est cher, et chère ma souffrance ;

    Et j’ai fait le serment d’aimer sans espérance,

    Mais non pas sans bonheur ; - je vous vois, c’est assez.

     

    Non, je n’étais pas né pour ce bonheur suprême,

    De mourir dans vos bras et de vivre à vos pieds.

    Tout me le prouve, hélas ! jusqu’à ma douleur même…

    Si je vous le disais pourtant, que je vous aime,

    Qui sait, brune aux yeux bleus, ce que vous en diriez ?

     

     

    Alfred de Musset

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    Aux femmes S’il arrivait un jour, en quelque lieu sur terre,

    Qu’une entre vous vraiment comprît sa tâche austère,

    Si, dans le sentier rude avançant lentement,

    Cette âme s’arrêtait à quelque dévouement,

    Si c’était la Bonté sous les cieux descendue,

    Vers tous les malheureux la main toujours tendue,

    Si l’époux, si l’enfant à ce cœur ont puisé,

    Si l’espoir de plusieurs sur Elle est déposé,

    Femmes, enviez-la. Tandis que dans la foule

    Votre vie inutile en vains plaisirs s’écoule,

    Et que votre cœur flotte, au hasard entraîné,

    Elle a sa foi, son but et son labeur donné. Enviez-la.

    Qu’il souffre ou combatte, c’est Elle

    Que l’homme à son secours incessamment appelle,

    Sa joie et son appui, son trésor sous les cieux,

    Qu’il pressentait de l’âme et qu’il cherchait des yeux,

    La colombe au cou blanc qu’un vent du ciel ramène

    Vers cette arche en danger de la famille humaine,

    Qui, des saintes hauteurs en ce morne séjour,

    Pour branche d’olivier a rapporté l’amour.

     

    Et que votre cœur flotte, au hasard entraîné,

    Elle a sa foi, son but et son labeur donné.

    Enviez-la ! Qu’il souffre ou combatte, c’est Elle

    Que l’homme à son secours incessamment appelle,

    Sa joie et son espoir, son rayon sous les cieux,

    Qu’il pressentait de l’âme et qu’il cherchait des yeux,

    La colombe au cou blanc qu’un vent du ciel ramène

    Vers cette arche en danger de la famille humaine,

    Qui, des saintes hauteurs en ce morne séjour,

    Pour branche d’olivier a rapporté l’amour.

     

     

    Louise Ackermann, Paris, 1835

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    Elsa (Louis Aragon)

     

    Elsa

     

    Tandis que je parlais le langage des vers

    Elle s’est doucement tendrement endormie

    Comme une maison d’ombre au creux de notre vie

    Une lampe baissée au coeur des myrrhes verts

    Sa joue a retrouvé le printemps du repos

    Ô corps sans poids posé dans un songe de toile

    Ciel formé de ses yeux à l’heure des étoiles

    Un jeune sang l’habite au couvert de sa peau

    La voila qui reprend le versant de ses fables

    Dieu sait obéissant à quels lointains signaux

    Et c’est toujours le bal la neige les traîneaux

    Elle a rejoint la nuit dans ses bras adorables

    Je vois sa main bouger Sa bouche Et je me dis

    Qu’elle reste pareille aux marches du silence

    Qui m’échappe pourtant de toute son enfance

    Dans ce pays secret à mes pas interdit

    Je te supplie amour au nom de nous ensemble

    De ma suppliciante et folle jalousie

    Ne t’en va pas trop loin sur la pente choisie

    Je suis auprès de toi comme un saule qui tremble

    J’ai peur éperdument du sommeil de tes yeux

    Je me ronge le coeur de ce coeur que j’écoute

    Amour arrête-toi dans ton rêve et ta route

    Rends-moi ta conscience et mon mal merveilleux

     

     

    Louis Aragon

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